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| Publié le dimanche 27 juillet 2008Gordon Brown demande le gel de la colonisation en Cisjordanie Jérusalem -- Gordon Brown, le premier ministre britannique, a appelé hier à Bethléem au gel de la colonisation israélienne et a annoncé de nouvelles mesures de soutien à l'économie palestinienne. Il s'agit de sa première visite au Proche-Orient depuis qu'il a succédé à Tony Blair à la tête du gouvernement en juin 2007, après dix années passées à gérer les finances britanniques. «Nous voulons voir un gel de la colonisation. L'expansion de la colonisation rend la paix plus difficile à atteindre», a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse commune tenue à Bethléem avec le président palestinien, Mahmoud Abbas. La colonisation «lamine la confiance, aggrave la souffrance des Palestiniens et rend plus difficiles les compromis qu'Israël devra réaliser pour la paix», a insisté M. Brown, qui effectue une visite de deux jours en Israël et en Cisjordanie. Il a aussi insisté sur la «fin de la violence» côté palestinien, en allusion aux tirs de roquettes réalisés contre le territoire israélien depuis la bande de Gaza. Côté économie, M. Brown a annoncé «un engagement supplémentaire de 60 millions de dollars, dont 30 que nous donnons en soutien direct au budget, ce qui portera notre aide totale à l'Autorité palestinienne cette année à 175 millions de dollars». La Grande-Bretagne s'est engagée à aider le développement de l'économie palestinienne à hauteur de 500 millions de dollars jusqu'en 2011, a rappelé M. Brown. Arrivé samedi soir en Israël, il a également rencontré à Bethléem le premier ministre, Salam Fayyad, et des hommes d'affaires palestiniens. L'économie «a été ravagée pour plusieurs années», a déclaré M. Fayyad lors de cette rencontre. «Notre économie aurait pu être deux fois plus importante sans les conditions des huit dernières années», a-t-il ajouté. M. Brown a, quant à lui, plaidé pour une économie forte afin que «le coût d'un retour à la violence soit si grand et si inacceptable que la grande majorité ne voudra pas avoir affaire à ceux qui la prêchent». À l'issue d'une rencontre tenue hier en début de soirée avec le premier ministre israélien, Éhoud Olmert, à Jérusalem, M. Brown a estimé que les différends entre Palestiniens et Israéliens pouvaient être résolus et qu'un accord de paix était à portée de main. «Quand je dis que les difficultés peuvent être surmontées, que les problèmes qui m'ont été décrits peuvent être résolus, c'est que je pense qu'il y a une chance [pour un accord de paix]», a-t-il dit après une conférence de presse commune organisée avec M. Olmert. Hier matin, M. Brown s'est rendu, comme il est de règle pour les dirigeants étrangers, au mémorial de la Shoah de Yad Vashem, à Jérusalem. Il doit prononcer aujourd'hui un discours à la Knesset, le parlement israélien, et rencontrer le ministre israélien de la Défense, Éhoud Barak, la ministre des Affaires étrangères, Tzipi Livni, et le chef de l'opposition, Benjamin Netanyahu. En septembre dernier, M. Brown avait été l'architecte d'une «feuille de route économique» pour parvenir à la paix au Proche-Orient, considérant qu'une forte croissance économique aussi bien en Cisjordanie que dans la bande de Gaza (sous contrôle du mouvement islamiste Hamas) était indispensable pour réaliser la paix. En décembre, lors d'une réunion internationale tenue à Paris, la communauté internationale avait promis aux Palestiniens une aide de 7,4 milliards de dollars sur trois ans. http://www.ledevoir.com/2008/07/21/198577.html ------------------------- Sarkozy : «Pas de paix » L'appel de Nicolas Sarkozy pour un Etat palestinien » L'éditorial d'Yves Thréard Processus de paix. Nicolas Sarkozy a exhorté Israël « à tendre la main » aux Palestiniens. « Annapolis a relancé une dynamique de paix, une année de négociations qui peuvent être décisives. Ne laissons pas échapper cet espoir de paix!», a-t-il rappelé. «Quand on est fort, quand on a triomphé de toutes les guerres, on doit être des triomphateurs de la paix et la vouloir plus que les autres», a plaidé le chef de l'Etat, assurant que la France accompagnera Israël sur ce chemin. « Il faut que ce conflit s'arrête, vous avez trop souffert, trop eu de morts. Les seuls gagnants de cette haine sont le fanatisme, le racisme et l'antisémitisme ». «Palestiniens et Israéliens, vous partagez la même douleur pour vos enfants », a répété le président de la République Colonisation. Nicolas Sarkozy a appellé à son arrêt. «Il ne peut y avoir de paix sans l'arrêt de la colonisation», a martelé le chef de l'Etat. «Une proposition existe, soutenue par de nombreux membres de votre Knesset [le parlement isréalien], pour l'adoption d'une loi qui inciterait au départ les colons de Cisjordanie, moyennant compensation et relogement en Israël. Oui, il faut créer les conditions pour un mouvement!», a lancé le président français. Un Etat palestinien. « La sécurité d'Israël ne sera pas assurée tant que qu'il n'y aura pas un Etat palestinien moderne, indépendant et viable où les Palestiniens vivront en paix». Le chef de l'Etat a assuré que s'il «ne peut y avoir de paix si les Palestiniens ne combattent pas eux-mêmes le terrorisme», « il ne peut y avoir de paix si les Palestiniens sont empêchées de circuler ou simplement vivre sur leur territoire. Il faudra aussi régler le problème des réfugiés», a-t-il poursuivi. « Vous êtes condamnés à vivre ensemble, Plus tôt il y aura la paix, mieux ce sera pour vous et pour le monde », a observé Nicolas Sarkozy. Jérusalem. La Ville Sainte doit être reconnue « comme capitale de deux Etats et la garantie de la liberté d'accès aux Lieux saints pour toutes les religions». Iran. « On ne peut pas supporter quiconque proclament vouloir rayer Israël de la carte. Ceux qui appellent de manière scandaleuse à la destruction d'Israël trouveront toujours sur leur chemin, la France pour leur barrer la route. Le programme nucléaire de l'Iran appelle une réaction d'une extrême fermeté », a prévenu le chef de l'Etat. « Paris est déterminé à suivre une politique de sanctions de plus en plus dures et mènera une éventuelle «ouverture» si Téhéran choisit finalement de respecter ses obligations internationales. Un Iran doté de l'arme nucléaire est inacceptable pour mon pays », a-t-il ajouté. Union méditerranéenne. Le chef de l'Etat a souhaité que son projet d'Union pour la Méditerranée (UPM), qui doit être lancé le 13 juillet à Paris, donne l'espoir «qu'un jour les enfants de la Méditerranée cesseront de se haïr et de vouloir dès la naissance venger les malheurs de leur père». « Israël est un peuple méditerranéen. Ce qui sépare les peuples du Moyen-Orient est moins fort que ce qui les rassemble. Tous ont reçu la Bible en partage et sont des fils d'Abraham », a-t-il affirmé. « Cette terre pour laquelle vous vous battez, qui est ruinée par la guerre, pourrait être féconde si on la travaille ensemble. C'est pourquoi le France soutiendra toutes les initiatives économiques, on a besoin de la vallée de la paix » a promis le président de la République. .--------------------- Obama, Israël et la Palestine Il a qualifié la création d'Israël en Palestine en 1948 de "miracle", ignorant complètement le presque effacement de la Palestine et l'expulsion vers les quatre coins du monde d'un grand nombre de ses habitants indigènes, chrétiens et musulmans. Le prétendant à la présidence a dit au Premier Ministre israélien Ehud Olmert : "Je dois vous exprimer mon soutien fervent à Israël". A Sderot, au sud d'Israël, on a cité Obama comme ayant dit : "Si quelqu'un envoyait des roquettes sur ma maison, où dorment mes deux filles la nuit, je ferais tout ce qui est en mon pouvoir pour y mettre fin, et j'attends des Israéliens qu'ils fassent de même." Il n'a évidemment absolument rien mentionné de la campagne israélienne de meurtre et de terreur contre Gaza, en particulier le blocus draconien d'un an maintenant contre les 1,5 million d'habitants de l'enclave côtière, qui a tué et blessé des milliers d'hommes, de femmes et d'enfants innocents, dont le seul "crime" est d'avoir osé élire un gouvernement que l'administration Bush et Israël n'aiment pas. Comme on pouvait s'y attendre, Obama a fustigé l'Iran, disant que "une situation dans laquelle l'Iran serait capable de fabriquer des armes nucléaires changerait la donne et aurait des répercussions sur le monde entier." Il a, là aussi, complètement et totalement ignoré les quelques 300 têtes nucléaires d'Israël, comme si une simple allusion à ce fait bien connu était tabou. Obama n'ignore pas la réalité du Moyen Orient. Il est évidemment au courant de la nature diabolique de l'occupation israélienne de la Palestine et du traitement criminel subi par le peuple palestinien. Il sait aussi qu'une paix véritable et juste avec les Palestiniens est le dernier point de l'ordre du jour israélien, comme le prouve l'expansion continue des colonies juives en Cisjordanie, et en particulier à Jérusalem Est arabe occupée. Et Obama est parfaitement conscient du théâtre putassier de la politique américaine, où le politiquement correct outrepasse et bafoue toujours la droiture politique. Il sait que la domination juive presque totale du "discours médiatique" en Amérique ne lui laisse que deux options : soit il se laisse guider par sa conscience, auquel cas il est vraisemblable qu'il perde ; soit il joue le jeu politique dévoyé avec habileté, et il a de bonnes chances de gagner. Obama a, à l'évidence, opté pour le deuxième choix. Il est évident que la seule raison derrière la visite d'Obama en Israël, un pays qui a impliqué les USA dans deux guerres au Moyen Orient et qui essaie maintenant à toutes forces d'obtenir que l'administration Bush s'engage dans une troisième, cette fois contre l'Iran, a plus à voir avec ses efforts pour impressionner les électeurs juifs américains, en particulier les dirigeants sionistes aux USA, que pour exprimer sa solidarité à "Sderot" ou pour souligner son engagement pour la paix au Moyen Orient. Mais ceci n'est vrai qu'en partie. Il y a bien plus d'électeurs hispaniques aux USA que d'électeurs juifs, mais Obama n'a fait aucun pèlerinage à Mexico, comme il l'a fait en Israël. De la même manière, il y a probablement autant d'électeurs musulmans américains que d'électeurs juifs, dont on s'attend, contrairement aux Juifs, à ce qu'ils votent massivement pour Obama, étant donné leur expérience cauchemardesque de l'administration Bush, spécialement sa campagne de chasse aux sorcières contre les musulmans américains. Pourtant, nous avons vu Obama réagir de façon phobique envers tout ce qui était islamique, allant jusqu'à refuser d'être photographié récemment avec deux supportrices portant le voile, ou désavouant avec force l'héritage islamique de son enfance, comme si la religion de l'Islam, qui a tant donné au monde en termes de civilisation et de culture, était quelque chose dont il faudrait avoir honte. Ceci explique probablement pourquoi Obama a soigneusement évité de visiter l'esplanade du Haram al Sharif, à Jérusalem Est, un des sites les plus splendides au monde, de peur d'être pris par inadvertance en train de montrer des signes de respect à ce lieu saint ou de serrer la mains à un écolier musulman. Dans ce cas là, ses adversaires politiques, à son retour à la maison, auraient saisi avec enthousiasme "cette opportunité en or" d'avoir enfin la "preuve" ultime qu'Obama est bien un "crypto-partisan d'Osama ben Laden". Après tout, le dernier nom d'Obama et le premier d'Osama ont 80% de similitude ! Bon, tout peut marcher dans un pays qui se laisse aussi facilement envoûter par des conseillers en communication et tromper jusqu'aux abysses par le mensonge organisé. Oui, ce sont les conseilleurs en communication, ces menteurs professionnels, qui inquiètent Obama, et je dirais bien plus que ne l'inquiètent les électeurs juifs. C'est certainement la raison pour laquelle il ne veut leur donner aucune chance, même au dépens d'un quelconque crédit moral qu'il peut avoir. Je sais que la direction juive pure et dure, en Amérique, ne l'apprécie ni ne lui fait réellement confiance, principalement parce qu'ils ont détecté, dans le ton de sa voix, une propension à refuser une totale soumission au pouvoir juif. C'est pourquoi leur soutien au candidat noir se voile d'une façade très mince d'hypocrisie et d'insincérité. Mais pourquoi le "lobby omnipotent" ne dévoilerait-il pas ses doutes et son manque de certitude au sujet d'Obama et orienterait son soutien sur le Sénateur McCain, qui est pour Israël, corps et âme ? Eh bien, parce qu'ils craignent que dans le cas où Obama gagnerait la course, leur lobby perdrait probablement la faveur du prochain maître de la Maison Blanche. Et ça serait très mauvais pour Israël. D'où leur slogan : "nous ne devons pas permettre à ce nègre de se montrer plus malin que nous ou de nous manœuvrer". Le sionisme américain et son puissant lobby, qui contrôlent effectivement les politiques et les politiciens américains, adorent ce que dit Obama. Mais ils ne sont sûrs ni de son esprit ni de son cœur. Jusqu'à présent, Obama a fait un travail remarquable pour cacher une quelconque contradiction entre son discours et sa conscience. C'est ce qui irrite le plus les pro-israéliens acharnés. Eh bien, espérons qu'Obama sera le prochain Président des Etats-Unis. S'il ne peut pas tenir tête à Israël, dont l'ancien Premier Ministre Ariel Sharon avait dit, selon la rumeur : "Nous, les Juifs, contrôlons l'Amérique et les Américains le savent", lui, à tout le moins, serait un moindre mal, puisqu'une présidence McCain signifierait quatre autres années de politique Bush. Par jeromet • 2008-07-27 22:48:48 Permalien | Ajouter un commentaire • |
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