Nouvelles de Palestine
Pour qu'on ne les oublie pas
   

Menu
Accueil
Derniers messages
Faites connaître ce blogue
Archives

Un blogue de :
jerome ladouceur
jerome ladouceur

Liens
y penser c'est pas assez
A la Pige
Philo 91
Energie et développement durable

Catégories

 

Publié le vendredi 22 mai 2009

Vendredi 22 mai 2009
Témoignage- Le jour de la Nakba PAL

Palestine - 16-05-2009

Le jour de la Nakba... "Ils ont tué tous les gens qu’ils voyaient"

Par Khaled Amayreh

 

Mohammed al-Saghir Abu Sharar avait 37 ans quand la Hagana et les autres gangs terroristes juifs ont attaqué Al-Dawwayema, un village situé à 18 kilomètres au nord-ouest d’Al-Khalil (Hébron) en 1948.

« Quand ils sont arrivés, ils ont commencé à tuer la population civile en masse, les hommes, les femmes et les enfants, » se souvient Mohammed, qui a maintenant près de 100 ans.

« Ils ont tué tous les gens qu’ils voyaient. Ils ont brisé les têtes des enfants et ouvert les ventres des femmes à la baïonnette. Ils ont même violé certaines femmes avant de les assassiner. »

Mohammed dit qu’un des chapitres les plus sanglants a eu lieu dans la mosquée.

« C’était un vendredi et beaucoup des vieux étaient déjà à la mosquée locale pour la prière, » se rappelle-t-il.

« Environ deux heures avant les prières, vers 10h ou 10h30, plusieurs véhicules transportant des hommes en arme sont arrivés. Ils nous ont mitraillés, tuant les 75 vieux. Il n’y a pas eu un seul survivant, » ajoute-t-il, les larmes aux yeux.

« Ensuite, ils ont commencé à aller de maison en maison, tuant des familles entières. La tuerie a forcé les gens à fuir vers l’est. Cependant, les hommes de la Hagana les pourchassaient, tuant davantage de gens. »

Dans son libre « All That Remains », Walid al-Khalid, historien palestinien incontesté, a écrit que Al-Dawayema avait une population de 3.710 personnes en 1945.

Le monde commémore le 15 mai le « Jour de la Nakba », lorsqu’Israël a été créé sur les décombres de notre pays.

Le 18 avril 1948, le groupe Irgun de Menachem Begin s’est emparé de la ville palestinienne de Tibériade, mettant en fuite ses 5.500 habitants palestiniens.

Le 22 avril, Haifa est tombée aux mains des sionistes et 70.000 Palestiniens ont fui.

Le 25 avril, l’Irgun a commencé à bombarder les secteurs civils de Jaffa, terrifiant les 750.000 habitants qui ont fui, paniqués.

Le 14 mai, la veille de la création d’Israël, Jaffa était complètement encerclée par les militants sionistes bien mieux équipés, et seuls environ 4.500 résidents sont restés.

Aucun refuge

Mohammed, qui vit maintenant avec sa famille dans le petit village d’al-Majd, à environ 7 kilomètres au sud-ouest d’Al-Dawayema, dit que des dizaines de familles ont cherché refuge dans une grande grotte appelée "Turel Zagh".

« Les Juifs leur ont dit de sortir, de se mettre en ligne et d’avancer. Et lorsqu’ils ont commencé à marcher, ils les ont mitraillés, » ajoute-t-il.

« Une femme, l’épouse de Mir’ie Freih, a survécu au massacre en faisant semblant d’être morte. »

Mohammed dit que les victimes du massacres furent ensuite ensevelies dans les puits de Bir al-Shara et Bir al-Sil.

Son témoignage est corroboré par les historiens et chercheurs israéliens, à partir d’archives déclassifiées de l’armée israélienne et d’entretiens avec des vétérans de l’armée.

L’historien israélien Benny Morris avait interviewé un participant au massacre, qui lui a dit qu’environ 80 à 100 personnes, dont des femmes et des enfants, avaient été tués par « la première vague des conquérants. »

En 1984, un journaliste israélien a interviewé l’ancien Mukhtar (notable du village) de al-Dawayema, Hasan Mahmoud Ahdeib, et est revenu avec lui sur le site, pour la première fois depuis le massacre.

Ihdeib lui a parlé des gens tués dans la mosquée et des familles assassinées dans la grotte, lui montrant le puits où les corps avaient été jetés.

Quelques jours plus tard, le journaliste israélien a fait venir des ouvriers qui ont creusé et ont découvert les os et les cranes.

En 1955, la colonie juive d’Amatzia était bâtie sur les ruines d’al-Dawayema.

Aharon Zisling, le premier Ministre de l’agriculture d’Israël, avait comparé le massacre, au nom de code « Opération Yo’av », aux crimes nazis.

Mémoire vivante

Il y a quelques années, Mohammed et sa famille ont visité les ruines de son village, où son père, sa mère, son grand-père et ses ancêtres ont été enterrés.

« Je suis resté là, en pleurs. J’ai vu notre maison, complètement délabrée. J’ai vu la pièce où mon père recevait les invités. J’ai vu les puits d’eau abandonnés. »

Le vieux Palestinien centenaire espère toujours qu’il pourra revenir vivre dans son village natal.

« Mon souhait reste inchangé, c’est de revenir dans mon village, d’y mourir et d’y être enterré. »

A la question s’il accepterait une indemnisation pour sa propriété perdue, il reste un moment silencieux avant de répondre :

« Ce n’est pas une question de propriété et de dédommagement, » dit-il.

« C’est mon pays, mon histoire, ma maison, mes souvenirs d’enfance. Mes grands-parents ont été enterrés là. Vendriez-vous la tombe de votre père pour tout l’or du monde ? »

 

Source : Islam On Line

Traduction : MR pour ISM

http://www.ism-france.org/news/article.php?id=11936&type=temoignage&lesujet=Nettoyage%20ethnique


Par jeromet • 2009-05-22 22:02:52
Permalien | Ajouter un commentaire


Vendredi 22 mai 2009
Rapport spécial pour le 61ème anniversaire de la Nakba PAL

Par Bureau Central Palestinien des Statistiques

 

En ce jour où les Palestiniens, en Palestine occupée et en diaspora, commémorent la Nakba, nous avons pensé qu’il pouvait être intéressant de diffuser ce Rapport du Bureau Central Palestinien des Statistiques, qui fournit des données exactes et récentes sur la société palestinienne.

Derrière la froideur des chiffres et des pourcentages, se dessine de façon poignante l’image d’une Palestine jeune et vivace, mais dévastée par 61 ans d’occupation sioniste impitoyable.

La résistance des Palestiniens, dont l’entité sioniste devra bien un jour admettre, de gré ou de force, qu’ils sont indéracinables et indestructibles, n’en est que plus admirable. (ISM)

Le Bureau Central Palestinien des Statistiques décrit la Nakba de Palestine comme une période noire de l’histoire moderne du peuple palestinien. Les Palestiniens ont été chassés de leur patrie, et leurs maisons et leurs propriétés leur ont été volées ; ils ont été exilés et déplacés dans le monde entier et ont été soumis à toutes sortes de souffrances et de problèmes. Plus des trois-quarts de la Palestine Historique ont été occupés lors de la Nakba de 1948. De plus, 531 villes et villages palestiniens ont été détruits, et 85% de la population palestinienne a été exilée et déplacée.

Nakba : nettoyage ethnique et remplacement de population

Une Nakba, en termes littéraires, exprime une catastrophe telle qu’un tremblement de terre, une éruption volcanique et un ouragan. Cependant, la Nakba de la Palestine fut un processus de nettoyage ethnique, aussi bien que la destruction et l’exil d’une nation désarmée pour la remplacer par une autre nation. Contrairement aux catastrophes naturelles, la Nakba palestinienne fut le résultat de projets militaires humains et une conspiration d’Etats qui ont entraîné une tragédie majeure pour le peuple palestinien. Plus de 800.000 des 1.4 millions de Palestiniens (la population palestinienne vivant en 1948 dans 1.300 villes et villages palestiniens) ont été chassés de leur patrie vers la Cisjordanie et la Bande de Gaza, les pays arabes voisins et d’autres pays dans le monde.

Selon des preuves documentées, les Israéliens ont pris le contrôle de 774 villes et villages pendant la Nakba et ont détruit 531 villes et villages palestiniens. Les atrocités des forces israéliennes comprennent également 70 massacres de Palestiniens et la mort de 15.000 Palestiniens pendant la période de la Nakba.

Situation démographique : le nombre de Palestiniens a été multiplié par 7 depuis la Nakba de 1948

Selon des données statistiques, la population palestinienne en 1948 était de 1,4 personnes, comparée aux 10,6 millions à la fin de 2008. C’est ainsi que le nombre de Palestiniens dans le monde est 7 fois plus important qu’à l’époque de la Nakba. De plus, les chiffres montrent que le nombre total de Palestiniens vivant en Palestine Historique (entre le Jourdain et la Méditerranée) était, fin 2008, de 5,1 millions de personnes, comparé au chiffre de 5,6 millions de Juifs. A la lumière du nouveau chiffre révisé de la population totale selon le Recensement de la Population et du Logement de 2007, on évalue que les populations palestiniennes et juives en Palestine Historique seront égales en nombre vers 2016.

Les données statistiques montrent que les réfugiés dans le Territoire Palestinien constituent 43,6% de la population du Territoire Palestinien. Les chiffres de l’UNRWA à la fin 2008 montrent que le nombre de réfugiés palestiniens enregistrés dans les 5 zones d’opération de l’UNRWA totalisent 4,7 millions de personnes, ce qui constitue 44,3% de la population palestinienne totale dans le monde. 41,8% vivent en Jordanie, 9,9% en Syrie, 9% au Liban, 16,3 en Cisjordanie et 23% dans la Bande de Gaza.

Environ un tiers des réfugiés palestiniens enregistrés vivent dans 59 camps de réfugiés, dont 10 en Jordanie, 10 en Syrie, 12 au Liban, 19 en Cisjordanie et 8 dans la Bande de Gaza. Les estimations de l’UNRWA représentent un chiffre minimum puisque il ne prend pas en compte les réfugiés non enregistrés. De plus, l’estimation n’inclut pas les Palestiniens qui ont été déplacés entre 1949 et la guerre de 1967, ni les non réfugiés qui sont partis ou qui ont été expulsés pendant la guerre de 1967. Elle exclut également les 154.000 Palestiniens qui n’ont pas quitté leurs maisons en 1948 et qui sont estimés à 1,2 million de Palestiniens, à la date du 61ème anniversaire de la Nakba. Le ratio par genre est de 103,7 hommes pour 100 femmes. De plus, le pourcentage d’individus de moins de 15 ans est de 40% de la population exclue et de 3,1% de plus de 65 ans. Ce qui montre que c’est une société jeune, comme la population palestinienne dans son ensemble.

La population palestinienne dans le Territoire Palestinien est estimée à 3,88 millions à fin 2008, dont 2,42 millions en Cisjordanie et 1,46 million dans la Bande de Gaza. La population palestinienne dans le gouvernement de Jérusalem est estimée à 379.000 à fin 2008, dont 62,1% vit dans les parties de la ville qui ont été annexées par la force en 1967. Les résultats du Recensement de la Population et du Logement de 2007 indiquent que 43,6% de la population du Territoire Palestinien sont des réfugiés, avec 27,2% de réfugiés en Cisjordanie et 67,9% dans la Bande de Gaza. Le taux de fertilité dans le Territoire Palestinien est considéré comme élevé comparé à d’autres pays. Le taux de fertilité était en 2007 de 4,6 naissances : 4,1 naissances en Cisjordanie et 5,3 dans la Bande de Gaza.

Densité de Population : La Nakba a fait de la Bande de Gaza l’endroit le plus peuplé au monde

La densité de population dans le Territoire Palestinien atteint 645 personnes/km² : 427 personnes/km² en Cisjordanie et 4.010 personnes/km² dans la Bande de Gaza en 2008. En Israël, la densité de population atteignait en 2008 334 personnes/km² pour les Arabes et les Juifs.

Colonies : la plupart des colons vivent à Jérusalem pour la judaïser

Selon les données, le nombre de colonies israéliennes en Cisjordanie était en 2008 de 144. Des estimations montrent que le nombre de colons juifs en Cisjordanie était en 2008 d’un demi-million. Les chiffres montrent que la plupart des colons juifs vivent dans le gouvernorat de Jérusalem, représentant 54,6% du nombre total de colons en Cisjordanie, dont 42% en J1 (les parties de Jérusalem annexées par Israël en 1967).

L’expansion et le mur d’annexion avalent environ 15% de la Cisjordanie

La longueur totale du mur d’expansion et d’annexion est de 770 kilomètres. 409 kilomètres (53,1%) du mur sont terminés. La construction de 248 kilomètres supplémentaires est planifiée et 113 kilomètres sont en construction. Le mur isole 733 km² de terre. Le mur oriental, qui s’étend du nord au sud, fait environ 200 kilomètres de longueur. Ce mur permet à l’occupation israélienne d’isoler et de contrôler la Vallée du Jourdain, considérée comme le grenier de la Palestine et principale source alimentaire du peuple palestinien.

Usage de la terre : les restrictions israéliennes privent les Palestiniens de plus d’un tiers de la Cisjordanie

Le Territoire Palestinien fait 6.020 km², dont 5.655 km² en Cisjordanie et 365 km² dans la Bande de Gaza. Le pourcentage de terre construite pour des colonies israéliennes est de 3,3% de la Cisjordanie (sans compter les zones qui entourent les colonies, les sites militaires, les rocades, etc.). Les données du Bureau des Nations Unies pour la Coordination Humanitaire (OCHA) indiquent que 38% de la Cisjordanie est interdite aux Palestiniens.

Les chiffres du Ministère indiquent également qu’Israël, depuis 1967, a arrêté 800.000 personnes, ce qui représente 25% de la population. Ce pourcentage est le plus élevé au monde, et ne prend pas en compte les milliers de personnes qui ont été arrêtées et détenues pendant de courtes périodes avant d’être relâchées.

Agriculture : les mesures israéliennes s’étendent aux arbres, aux pierres et aux animaux

Les estimations indiquent que le nombre d’arbres détruits du 28 septembre 2000 au 30 novembre 2008 dans le Territoire Palestinien est de 1,6 million d’arbres. Les zones détruites représentent environ 2.845 dunums (284,5 ha) de serres, 13.237 dunums (1.323,7 ha) de légumes et 14.310 dunums (1.431 ha) de terres cultivées.

De plus, 15.889 moutons et chèvres ont été tués, 1.362 têtes de bétail et 1.312.000 volailles, et 18.508 ruches ont été détruites.

En ce qui concerne l’infrastructure et les structures agricoles, pendant la même période, 471 puits et leur équipement ont été détruits, 38.508 dunums (3.850 ha) de réseau d’irrigation, 1.074.990 mètres de canalisations, 1.883 bassins d’irrigation, 930 hangars agricoles et 1.866 d’étables et de granges. Le PCBS estime les pertes directes de terre agricole et les besoins pour la consommation immédiate et l’infrastructure à 170 millions de US$ (plus de 124 millions d’€), et les pertes quotidiennes du secteur agricole et poissonnier ont été de 311.000 US$ (228.000 €) pendant l’attaque israélienne contre la Bande de Gaza.

Les résultats de l’enquête montrent que 1.835.000 dunums (183.500 ha) de terre agricole palestinienne étaient cultivés dans le Territoire Palestinien pendant l’année agricole 2006/2007, dont 90,1% en Cisjordanie et 9,9% dans la Bande de Gaza. Les arbres fruitiers constituaient 63,5% des zones cultivées dans le Territoire Palestinien, alors que les cultures de légumes et de plein champ occupaient respectivement 10,2% et 26,3% des zones cultivées palestiniennes. Dans la Bande de Gaza, 73,3% des terres cultivées dépendant de l’irrigation, comparés à seulement 8,3% en Cisjordanie.

Article complet-

http://www.ism-france.org/news/artic le.php?id=11932&type=analyse&lesujet=Nettoya ge%20ethnique


Par jeromet • 2009-05-22 07:45:25
Permalien | Ajouter un commentaire


 
Un blogue Actualité / Politique / Société par Mon Blogue.com