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Publié le lundi 5 janvier 2009

Lundi 5 janvier 2009
La folie meurtrière de l’Etat hébreu PAL

Les pays arabes devraient réagir rapidement pour arrêter ce bain de sang, avant que cette confrontation ne prenne une ampleur régionale.

Israël offre au monde un massacre à Gaza. Un massacre hors du commun. Un forfait du genre à déchaîner la violence et à ouvrir les portes de l’enfer. Un crime du genre à enflammer la colère, la haine et le désir de vengeance, c’est-à-dire les élans d’une légitime autodéfense. Ce massacre produira des tensions exceptionnelles au plus profond du monde arabe et musulman. Les Arabes n’en avaient pas besoin pour être convaincus de la barbarie d’Israël. La sauvagerie des raids aériens donne à penser qu’on ne cherchait pas seulement à détruire quelques sites mais à assassiner la bande de Gaza tout entière. Comme si l’on voulait la rayer de la carte et la jeter à la mer.

Laissons de côté les dénonciations, les protestations et la colère que nous exprimons à chaque guerre depuis des années. L’heure n’est pas à la discussion sur les erreurs des Palestiniens, à commencer par celle du honteux divorce entre la bande de Gaza et la Cisjordanie [juin 2007]. L’heure est à l’arrêt du massacre. On n’a pas le temps de régler les différends arabes, qui sont profonds. On n’a pas le temps de s’occuper des susceptibilités, qui sont tenaces. Mais les Arabes peuvent se rejoindre sur un seul mot d’ordre : l’arrêt du massacre. Il faut rapidement frapper à toutes les portes, celle du Conseil de sécurité, de la Maison-Blanche, du Kremlin et de l’Union européenne.

Ce qui se passe actuellement n’a pas seulement à voir avec la volonté de mettre un terme aux tirs de roquettes ou de briser le Hamas. C’est aussi une revanche pour ce que l’armée israélienne a subi dans la guerre du Liban en juillet 2006. Une tentative pour rétablir le prestige de l’appareil militaire israélien. Si Gaza continue de brûler, le feu risque de s’étendre. Que se passera-t-il si, demain, des roquettes sont lancées à partir du Sud-Liban ? Qui peut garantir qu’Israël ne saisira pas l’occasion pour régler ses comptes et mettre à exécution ses menaces contre l’Etat libanais, dont le gouvernement et le Parlement comportent des membres du Hezbollah ? Et, dans ce cas, que feront la Syrie, l’Iran et le reste du Moyen-Orient ?

 

Le moment choisi par Israël pour commettre son massacre est particulièrement inquiétant. La Maison-Blanche est occupée par la transition, et la communauté internationale par la crise financière. Le fait que le Hamas soit isolé sur la scène arabe laisse craindre qu’Israël se prépare à aller plus loin au risque de mettre le feu à toute la région.

Ghassan Charbel

Al Hayat

http://www.courrierinternational.com/article.


Par jeromet • 2009-01-05 12:06:30
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1 Commentaire :

Commentaire écrit le lundi 5 janvier 2009 à 16:15:46 (lien)
Le Chat
la folie meurtrière contre la haine meurtrière....

Faut pas chercher de coupable et de victime dans ce conflit....
Ils sont tous des meurtriers. Les uns en harcelant et en entretenant la haine d'Israel et de l'autre en refusant tout dialogue et en s'assurant que la Paix ne se concrétise pas vraiment.

Les leaders Palestiniens doivent comprendre que pour venger une injustice on en commet pas une autre et que la rancoeur et la rancune maintiennent le peuple Palestinien dans la misère et le manque d'instruction. (ce qui fait sans doute leur affaire...)
Les leaders Israéliens doit comprendre que la vengeance et les armes ne pourront jamais faire cesser ce conflit et qu'il y a d'autres façons de voir les solutions de ce conflit.

AL ligue arabe ne s'en mêle pas parce qu'ils doivent bien voir que ça ne donne rien. Le Hamas entretient la haine et demeurera marginaliser pour ça.

Tous les dirigeants palestiniens et israéliens méritent la prison pour crimes contre l'Humanité.

Alors je n peux pas prendre parti pour les uns contre les autres.
Des sado-maso qui ont besoin de l'autre pour expliquer leur raison d'être au pouvoir....

C'est classique.


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Lundi 5 janvier 2009
GAZA • Les dangers d'un réveil terroriste PAL

L'intervention musclée des Israéliens risque fort de relancer le terrorisme si la communauté internationale ne parvient pas à y mettre un terme rapidement.

Un père transporte dans un hôpital sa fille blessée lors de l'offensive israélienne lancée sur la bande de Gaza le 3 janvier

AFP

Les ministres arabes des Affaires étrangères, réunis au Caire le 31 décembre, n'ont pas réussi à adopter une position ferme vis-à-vis d'Israël. Cet échec confirme l'idée selon laquelle l'offensive contre le Hamas a été coordonnée et avalisée par certains pays arabes influents, notamment par l'Egypte et par l'Arabie Saoudite. Une armada d'avions crache du feu sur les civils palestiniens et noie leurs maisons sous les bombes, mais l'arsenal militaire israélien n'arrive pas à empêcher les tirs de roquettes à partir de la bande de Gaza. Ces tirs continuent et ont même redoublé en nombre et en portée, atteignant désormais Israël en profondeur. Les régimes arabes "modérés" les qualifient de "futiles", mais ils ont paralysé sept grandes villes israéliennes, dont Ashdod, Ashkelon et Beersheba, et ont obligé près de 1 million d'Israéliens à se réfugier dans les abris.

Les Israéliens, venus en colons des quatre coins du monde pour s'installer sur la terre volée aux Palestiniens, voient progressivement s'évanouir leur rêve de stabilité et de tranquillité. C'est la deuxième fois en deux ans qu'ils ont l'occasion de s'en rendre compte. En 2006, la façade nord du pays avait reçu un déluge de roquettes tirées par le Hezbollah chiite. Aujourd'hui, la façade sud est frappée par le versant sunnite de la résistance islamique. Quand Israël a lancé son offensive sur le Liban en 2006, le monde occidental était resté muet pendant quelques jours afin de laisser aux chars et avions le temps d'accomplir leur tâche et d'éradiquer la résistance. Les pays arabes "modérés" s'étaient joints à eux. Ils avaient désapprouvé la Résistance, lui avaient imputé la responsabilité de la guerre et s'étaient attendus à fêter rapidement la victoire israélienne. Aujourd'hui, en revanche, les capitales européennes s'empressent d'organiser des réunions et de présenter des initiatives de cessez-le-feu parce qu'ils comprennent, contrairement aux régimes arabes, que cette offensive contre Gaza n'aura pas plus de succès que celle contre le Hezbollah en 2006 et ne fera que renforcer le Hamas au détriment des forces modérés en Palestine et plus généralement dans le monde arabe.

Les dirigeants européens commencent à deviner que la poursuite de cette bévue militaire comporte des risques. Elle pourrait coûter cher à leurs propres citoyens et à leurs infrastructures vitales telles que les aéroports et les gares. Les attentats de Madrid en 2004 et de Londres en 2005 avaient été provoqués par l'occupation américaine de l'Irak. Aujourd'hui, les images d'enfants déchiquetés par les missiles dans une bande de Gaza martyrisée auront probablement un impact plus grand encore sur les islamistes en colère sur le continent européen et en Afrique du Nord, où l'on verra peut-être les cellules dormantes d'Al-Qaida se réveiller et de nouvelles organisations encore plus sanguinaires émerger.

L'Europe doit se distancier de cette offensive parce qu'elle paiera un prix élevé pour les calculs égoïstes de certains politiciens israéliens. En 1967, les Israéliens ont vaincu les armées de trois pays arabes en six jours grâce à leur aviation et avec un minimum d'intervention de leurs blindés. Aujourd'hui, ils reconnaissent que les bombardements aériens ne sont pas suffisants pour venir à bout du Hamas. Leurs raids ne tuent que des innocents. Les hommes de la Résistance à Gaza qui défendent leurs familles et leur honneur préparent peut-être un nouveau miracle. Leur détermination enflammera la rue arabe et suscitera des manifestations contre les forces de l'ordre des régimes arabes alignés sur l'Amérique et Israël. J'ai été en contact avec mes frères et sœurs de Gaza depuis le début de cette offensive afin de leur témoigner de ma solidarité et de m'informer sur la situation. La situation est affligeante. Il n'y a ni eau, ni électricité, ni gaz et à peine de quoi manger. "Où sont les tonnes d'aide que les pays arabes se vantent d'avoir envoyées ? On ne trouve même pas de farine au marché !" m'a demandé l'un de mes frères. Un de mes cousins là-bas m'a dit que le plus grand problème n'était pas le manque de nourriture, les coupures d'électricité, les vitres brisées par les bombardements ou le froid sévère qui s'installe dans les maisons de ceux qui ont la chance d'en avoir encore. Le plus grand problème, ce sont les enfants terrorisés par le vacarme des avions israéliens et des explosions de leurs bombes. Et un de mes neveux m'a dit une phrase qui résonne encore dans mes oreilles : "Mon cher oncle, nous mourrons debout en défendant notre honneur et notre dignité. Se faire tuer par les balles israéliennes ou par les éclats de leurs bombes est plus noble que de mourir de faim ou de maladie !"

Abdelbari Atouan

Al-Quds Al-Arabi

 

http://www.courrierinternational.com/article. asp?obj_id=93113

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Israel notion of a truce with Hamas was that the Palestinians would quietly accept the siege. Israel would deny them the basic means of survival, let alone the basic means to create a functioning society.

If the Palestinians attempted to resist, they would be crushed.

While the Israeli military again bombs the starving and imprisoned population of 1.5 million Gazans, the world watches their plight live as Western media scrambles to explain and, in some cases, justify the ongoing carnage.

Powerful nations such as Israel, the US, Russia or China will always describe their victims' struggle as terrorism.

However, they fail to acknowledge as acts of terror the destruction of Chechnya, the slow slaughter of the remaining Palestinians, the repression of Tibetans, and the US occupation of Iraq and Afghanistan

For the weak to resist becomes illegal by definition.

Attacking civilians, then, becomes the last, most desperate and basic method of resistance in the face of overwhelming odds and imminent eradication.

The Palestinians do not attack Israeli civilians with the expectation that such violence will destroy or defeat Israel.

In 1948, when Israel was being established as a new state, 750,000 Palestinians were deliberately cleansed and expelled from their homes, and hundreds of their villages were destroyed.

Their lands were settled by colonists who even today deny their very existence and wage a 60-year war against the remaining natives and the national liberation movements the Palestinians established around the world.

By enforcing an embargo and allowing Israel's siege of Gaza, the world has effectively told the Palestinians that they are unfit for democracy.

the world community is only further isolating and radicalising the Palestinians.

Demonstrations across the world have expressed anger at Israel's offensive [AFP]

This radicalisation has increased several-fold as Israel pounds Palestinian infrastructure, saying it is solely targeting Hamas targets.

With the vestiges of security and order debilitated in successive Israeli military campaigns, chaos will prevail in Gaza. If Hamas is weakened it will not be a more moderate Palestinian group which will take the helm.

It will not be the weakened, corrupted and unpopular Fatah, but a more extreme group who have been persuaded through blockades and incessant Israeli attacks that compromise and negotiations with Tel Aviv are ill-fated.

During my travels and research, I have spoken with jihadists in Iraq, Lebanon, Afghanistan, Somalia and elsewhere; they all mentioned the Palestinian struggle as one of their motivations.

The US will pay a price for backing Israel. Soon the so-called moderate Arab dictatorships that collaborate with the US hegemony in the region will find themselves in untenable positions.

http://english.aljazeera.net/focus/2008/12/20 081230122143645275.html

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Par jeromet • 2009-01-05 08:34:03
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